Campus numérique de médecine d'urgence

M.-C. Malergue, E. Abergel, Y. Bernard, J.-F. Bruntz, C. Chauvel, A. Cohen, B. Cormier et C. Tribouilloy

2000, par SFC

Le texte de ces recommandations
a été approuvé par le bureau et le conseil
d’administration de la Société française
de cardiologie (président : R. Haïat)
et par le bureau et le conseil
d’administration de la filiale
échocardiographie de la Société française
de cardiologie
(présidente : M.-C. Malergue )

Ces recommandations de la Société française de cardiologie sont le fruit
d’un immense et minutieux travail de sa filiale échocardiographie, qui a associé
à sa réflexion les plus éminents experts hospitalo-universitaires, hospitaliers
et libéraux de la discipline. Elles font suite aux recommandations que
notre Société a déjà publiées [1] sur la formation des échocardiographistes
et la réalisation des échocardiogrammes, dans lesquelles était soulignée, et
cela reste essentiel, la nécessité d’une rédaction rigoureuse du compte
rendu de l’examen qui doit mentionner systématiquement les conditions
dans lesquelles il a été effectué, le motif de la demande, la date du précédent
contrôle, le type d’appareil utilisé et l’année de sa mise en service.

Les présentes recommandations définissent la bonne pratique de l’échocardiographie-
doppler en précisant ses indications et la fréquence de la répétition
des examens. Ce faisant, elles se conforment aux principes de l’éthique
qui interdit de multiplier à l’envi un examen complémentaire fût-il non invasif.

Ces recommandations portent sur trois des cardiopathies acquises
(hypertension artérielle, valvulopathies et cardiopathie ischémique) les plus
fréquentes de l’adulte ; elles seront donc complétées par d’autres recommandations,
en cours de préparation, sur le reste de la pathologie cardiovasculaire.
Elles concernent l’échocardiographie-doppler qui, dans les
pathologies envisagées, est le seul examen à permettre une étude morphologique
et hémodynamique non invasive complète.

En s’appuyant sur les données parfois contradictoires d’une abondante littérature
[2-4], ces recommandations ont tenté d’établir un consensus à
trois niveaux à savoir, classe 1 : indication indiscutable ; classe 2 : indication
pouvant se justifier ; classe 3 : pas d’indication légitime. Comme on pouvait
s’y attendre, ce ne fut pas tâche aisée. En effet, faute d’études scientifiques
qui en auraient explicitement démontré le bien-fondé, il n’a pas toujours été
facile de classer avec certitude telle ou telle pratique pourtant largement
répandue. Il a donc fallu trancher, faire des choix souvent difficiles pour parvenir
à des propositions équilibrées qui devront très certainement être régulièrement
réactualisées du fait de l’évolution constante de la technologie.

En s’impliquant pour la première fois dans la rédaction de recommandations
portant sur les indications d’un examen complémentaire, la Société
française de cardiologie, bien consciente des coûts et des contraintes budgétaires,
réaffirme sa volonté de continuer à participer à l’amélioration de la
qualité des actes et des soins dispensés aux patients.

PDF - 1.4 Mo
Dernière mise à jour le 21/12/2000


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