Campus numérique de médecine d'urgence

vendredi 25 mars 2011, par Jean-François Marsan

L’ASN fait le point sur la situation de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi et sur la situation des masses d’air en France : Aucune radioactivité anormale n’a été décelée à ce jour et aucun impact sanitaire n’est attendu en France. Les travaux en vue d’alimenter les installations en électricité se poursuivent.

 I. Situation des masses d’air en France

La radioactivité émise par la centrale de Fukushima au Japon s’est répandue et s’est diluée dans la plus grande partie de l’hémisphère Nord.

À ce jour, l’appui technique de l’ASN, l’IRSN, a procédé à l’analyse de prélèvements dans l’environnement en France métropolitaine (notamment dans des eaux de pluie, de l’herbe, différents types de laits) qui ne mettent en évidence aucune valeur anormale. Comme anticipé, les balises radiamétriques Téléray n’ont pas détecté de hausse de la radioactivité par rapport à la normale, tant en métropole qu’outre-mer.

En complément des mesures de débit de dose réalisées par ce réseau de balises, des analyses plus fines sur les poussières présentes dans l’atmosphère, faisant appel à des dispositifs plus sophistiqués et nécessitant des temps d’analyse supérieurs, sont en cours de réalisation. Les résultats seront disponibles dans quelques jours sur le site Internet www.mesure-radioactivite.fr. Des explications sur la mesure de la radioactivité dans l’environnement sont également accessibles sur ce site.

Tous les résultats déjà disponibles des analyses menées notamment aux États-Unis et dans le nord de l’Europe permettent de confirmer que ces masses d’air sont sans aucune conséquence sur la santé des personnes.

Aucune mesure de précaution particulière n’est à prendre pour le public ou les personnes fragiles tant en France métropolitaine que dans les départements et territoires d’outre mer.

Afin de répondre aux questions du public sur les enjeux sanitaires et la circulation des masses d’air, l’ASN a ouvert une rubrique Questions fréquentes sur son site www.asn.fr. Elle a également mis en place un centre d’information accessible de 8 h - 22 h au 08 05 33 34 35 (appel non surtaxé depuis une ligne fixe).

 II. Conséquences radiologiques de l’accident au Japon

Au Japon, les rejets provenant de la centrale de Fukushima Daiichi ont entraîné des dépôts de radioactivité au sol et sur les végétaux, y compris au-delà de la zone d’évacuation (20 km) et de mise à l’abri (30 km). Les premières mesures réalisées par les autorités japonaises indiquent une contamination en iode 131 et en césium 137 de l’eau, des végétaux et des aliments, conduisant à dépasser dans certains cas les valeurs admissibles pour les denrées alimentaires définies par la réglementation japonaise. Les valeurs les plus élevées sont relevées dans les légumes à feuilles comme les épinards.

La balise Téléray installée au niveau de l’Ambassade de France au Japon indique que la radioactivité ambiante dans la région de Tokyo n’a pas sensiblement augmenté depuis le 21 mars et demeure faible. Des valeurs de contamination surfacique, relevées dans un quartier de Tokyo, ont sensiblement augmenté du fait de la pluie le 22 mars et restent à présent stables.

Par ailleurs, des mesures dans l’eau de consommation de la ville de Tokyo ayant mis en évidence une concentration en iode supérieure aux normes maximales admissibles pour les nourrissons, le gouvernement japonais avait restreint l’usage de cette eau pour les jeunes enfants le 23 mars. La diminution de ces valeurs de contamination ont conduit les autorités japonaises à lever ces mesures de précaution.

Des prélèvements d’eau de mer supplémentaires sont prévus dans les prochains jours.

 III. Situation de la centrale de Fukushima

La situation reste précaire.

Le raccordement des alimentations électriques se poursuit. Les réacteurs n° 5 et 6 sont alimentés par le réseau électrique.

Des progrès ont été constatés sur le refroidissement de la piscine n°4. L’exploitant TEPCO a indiqué que la réalimentation électrique a permis de récupérer le système de refroidissement de la piscine commune.

Dans le réacteur n°1, les mesures disponibles indiquent une diminution de la température et de pression à la suite des opérations de renforcement du refroidissement engagées. Toutefois, la fiabilité de ces mesures n’est pas confirmée.

L’exploitant poursuit par ailleurs l’injection d’eau de mer pour refroidir les réacteurs n°1, 2 et 3. Une tentative d’alimentation du réacteur n°3 en eau douce a échoué, vraisemblablement en raison des conditions radiologiques d’intervention.


modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Identifiants personnels
Votre message
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Ajouter un document