Campus numérique de médecine d'urgence

jeudi 24 mars 2011, par Jean-François Marsan

L’ASN fait le point sur la situation de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi et sur la situation des masses d’air en France.

Aucune radioactivité anormale n’a été décelée à ce jour et aucun impact sanitaire n’est attendu en France.

Les travaux en vue d’alimenter les installations en électricité progressent .

 I. Situation des masses d’air en France

La radioactivité émise par la centrale de Fukushima au Japon s’est répandue et s’est diluée dans la plus grande partie de l’hémisphère nord. Les modélisations ont estimé leur arrivée en France métropolitaine à la date du 23 mars. Comme anticipé, les balises radiamétriques Téléray n’ont pas détecté de hausse de la radioactivité par rapport à la normale, tant en métropole qu’outre-mer.

En complément des mesures de débit de dose réalisées par les balises Téléray, des analyses plus précises, réalisées en laboratoire sur les poussières présentes dans l’atmosphère, sont en cours. Les résultats, qui seront disponibles dans quelques jours, seront rendus publics sur les sites précités.

Toutes les analyses menées dans le monde, notamment au Etats-Unis, concernés quelques jours avant la France, permettent de confirmer, ainsi que l’annonçaient les autorités, les experts mais aussi plusieurs associations, que ces masses d’air sont sans aucune conséquence sur la santé des personnes.

Aucune mesure de précaution particulière n’est à prendre pour le public ou les personnes fragiles tant en France métropolitaine que dans les départements et territoires d’outre mer.

Le système de surveillance Téléray géré par l’IRSN permettant de détecter instantanément l’augmentation de la radioactivité dans l’air est consultable sur le site internet de l’IRSN www.irsn.fr.

Afin de compléter ces informations et de répondre aux questions relatives à la masse d’air, à l’exposition globale ou encore aux exportations, l’ASN a ouvert une rubrique Questions fréquentes sur son site www.asn.fr. L’ASN ouvre également un centre d’information du public joignable par téléphone au 08.05.33.34.35 (appel non surtaxé depuis une ligne fixe).

Des explications sur la mesure de la radioactivité dans l’environnement sont également disponibles sur le site mis en place par l’ASN et de l’IRSN www.mesure-radioactivite.fr.

  II. Conséquences radiologiques de l’accident au Japon

Au Japon, les rejets provenant de la centrale de Fukushima Daiichi ont entraîné des dépôts de radioactivité au sol et sur les végétaux dans la région. Les premières mesures réalisées par les autorités japonaises indiquent une contamination en Iode 131 et en Césium 137 de l’eau, des végétaux et des aliments, conduisant à dépasser dans certains cas les valeurs admissibles pour les denrées alimentaires définies par la réglementation japonaise. Les valeurs les plus élevées sont relevées dans les légumes à feuilles comme les épinards.

La radioactivité ambiante a légèrement augmenté dans la région de Tokyo mais elle reste faible. Des valeurs de contamination surfacique, relevées dans un quartier de Tokyo, ont sensiblement augmenté du fait de la pluie le 22 mars et restent à présent stables.

Par ailleurs, des mesures dans l’eau de consommation de la ville de Tokyo ayant mis en évidence une concentration en iode supérieure aux normes maximales admissibles pour les nourrissons, le gouvernement japonais avait restreint l’usage de cette eau pour les jeunes enfants le 23 mars. Les dernières informations communiquées par l’Ambassade de France au Japon indiquent une baisse de ces valeurs de contamination, ce qui a conduit les autorités japonaises à lever ces mesures de précaution.

Des prélèvements d’eau de mer supplémentaires sont prévus dans les prochains jours.

 III. Situation de la centrale de Fukushima

Les débits de dose dans les enceintes de confinement des réacteurs n° 1 à 3 restent très élevés, ce qui ralentit les travaux électriques.

Le 23 mars, l’instrumentation de mesure de la température en surface de la cuve est redevenue disponible pour les réacteurs n° 1, 2 et 3. Les salles de commande des réacteurs sont alimentées électriquement et la lumière a été retrouvée.

Les réacteurs n° 5 et 6 sont également alimentés par le réseau électrique.

Dans le réacteur n°1, à la suite de l’augmentation de température de la cuve et de la pression du réacteur et de l’enceinte, le débit d’injection d’eau de mer a été augmenté de 2 à 18 m3/h via un réseau complémentaire au réseau incendie, ce qui a permis de faire baisser la température.

L’exploitant Tepco poursuit par ailleurs l’injection d’eau de mer pour refroidir les réacteurs n°2 et 3. Un circuit de réfrigération normal est en cours de remise en service sur le réacteur n°3.

L’injection d’eau se poursuit dans les piscines de combustibles usés des réacteurs n°2, 3 et 4 .

Tepco tentera de restaurer le système de refroidissement de la piscine n°3 le 24 mars et celui de la piscine n°1 le 25 mars.


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