Campus numérique de médecine d'urgence

mercredi 23 mars 2011, par Jean-François Marsan

L’ASN fait le point sur la situation de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi et sur le passage des masses d’air en France.

Aucun impact sanitaire attendu en France.

Les travaux en vue d’alimenter les installations en électricité se poursuivent.

 I. Passage des masses d’air en France

Des masses d’air très faiblement contaminées devraient atteindre aujourd’hui la France métropolitaine sans aucune conséquence sur la santé des personnes. La radioactivité ne devrait d’ailleurs pas être détectable par les balises du réseau Téléray de surveillance français de la radioactivité ambiante. Le système de surveillance géré par l’IRSN permettant de détecter instantanément l’augmentation de la radioactivité dans l’air est consultable sur le site internet de l’IRSN www.irsn.fr. Afin de compléter ces informations et de répondre aux interrogations du public, l’ASN ouvrira une nouvelle rubrique sur son site www.asn.fr. Enfin, des éléments de compréhension sur la mesure de la radioactivité dans l’environnement sont également disponibles sur le site conjoint de l’ASN et de l’IRSN www.mesure-radioactivite.fr.

Aucune mesure de précaution particulière n’est à prendre pour le public ou les personnes fragiles tant en France métropolitaine que dans les départements et territoires d’outre mer.

 II. Conséquences radiologiques de l’accident au Japon

Au Japon, les rejets provenant de la centrale de Fukushima Daiichi ont entraîné des dépôts de radioactivité au sol et sur les végétaux dans la région. Les premières mesures réalisées par les autorités japonaises indiquent une contamination en Iode 131 et en Césium 137 de l’eau, des végétaux et des aliments, conduisant à dépasser dans certains cas les valeurs admissibles pour les denrées alimentaires définies par la réglementation japonaise. Les valeurs les plus élevées sont relevées dans les légumes à feuilles comme les épinards.

La radioactivité ambiante relevée le 23 mars, à 13 h (heure locale) par les balises de mesure à Tokyo reste faible et ne nécessite pas d’action particulière de protection des populations. Les valeurs de contamination surfacique, relevées dans un quartier de Tokyo, ont sensiblement augmenté du fait de la pluie des 21 et 22 mars.

Au large de Fukushima, des prélèvements d’eau de mer ont été réalisés à 100 m de la berge, les résultats montrent des niveaux en Iode 131, de l’ordre de 100 fois supérieurs à la norme japonaise fixée à 0,04 Bq/cm3.

 III. Situation de la centrale de Fukushima

La situation des réacteurs 1 et 2 reste globalement stable. L’injection d’eau de mer se poursuit, mais les combustibles sont significativement endommagés et restent en partie hors d’eau. L’exploitant japonais TEPCO n’aurait plus procédé à des décompressions volontaires des enceintes depuis 4 jours.

Une fumée noire a été émise par le réacteur n°3 à 16h40 (heure locale). L’ASN est en attente d’information concernant l’origine et les conséquences de cet événement.

TEPCO poursuit ses efforts pour rétablir l’utilisation des moyens plus robustes de refroidissement. A la date du 23 mars, tous les réacteurs sont raccordés électriquement au réseau électrique externe.

Le réacteur n°5 serait raccordé et alimenté électriquement par le réseau externe de même que les salles de commande et l’instrumentation des réacteurs 1 et 3.


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