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Prise en charge d’une pneumopathie communautaire grave

2000, Auteur(s): SFAR

 Prise en charge d’une pneumopathie communautaire grave

  • P. Seguin, Y. Mallédant
  • Service de réanimation chirurgicale, CHRU Pontchaillou, 2 rue Henri Le Guilloux, 35000 Rennes, France

 POINTS ESSENTIELS

· Il n’y a pas de définition précise de la sévérité d’une pneumopathie communautaire. · Sixième cause de mortalité aux États-Unis toutes étiologies confondues, les pneumopathies communautaires graves sont responsables d’une mortalité de 35 à 40 %. · Dans les formes sévères, le diagnostic étiologique est obtenu dans environ 60 % des cas. · Il n’existe pas de critère clinique, biologique ou radiologique permettant de préciser, à l’échelon individuel, l’agent causal d’une pneumopathie. · Plus de 75 % des étiologies des pneumopathies communautaires sévères sont représentées par : Streptococcus pneumoniae (33 %), les bacilles à Gram négatif (17 %), Staphylococcus sp (10 %), Legionella pneumophila (9 %) et Haemophilus influenzae (9 %). · Urgence thérapeutique, l’antibiothérapie empirique doit prendre en compte le pneumocoque et couvrir les agents pathogènes les plus souvent responsables. Elle fait appel à une bithérapie : lactamine-macrolide ou fluoroquinolone. · En France, la résistance du pneumocoque vis-à-vis de la pénicilline G est en augmentation constante et s’étend de façon parallèle aux autres antibiotiques. · L’efficacité thérapeutique du traitement antibiotique doit être réévalué à la 48-72e heure.

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