POINTS ESSENTIELS
- Le massage cardiaque externe (MCE) est encore aujourd’hui la technique la plus utilisée pour suppléer à l’activité cardiaque en cas d’inefficacité circulatoire. C’est le composant principal des gestes élémentaires de survie de la réanimation cardiopulmonaire.
- Deux théories qui se complètent tentent d’expliquer le mécanisme de la circulation du sang pendant le MCE : la compression directe du coeur (pompe cardiaque) et l’élévation de la pression dans le thorax (pompe thoracique).
- Actuellement le MCE doit être pratiqué chez l’adulte à la fréquence de 80 à 100 compressions par minutes, avec une dépression thoracique de 3 à 4 centimètres.
- Bien qu’efficaces en terme d’hémodynamique, aucune des autres méthodes de MCE (mécanique ou manuelle) n’a fait la preuve de son efficacité en terme de survie des patients.
- L’adrénaline reste le meilleur adjuvant du MCE, dont elle augmente l’efficacité par effet alpha-mimétique (vasoconstriction artérielle)
- Le monitorage du gaz carbonique expiré (ETCO2) est le meilleur élément d’évaluation non invasive de l’efficacité du MCE.
- La compression-décompression active est la technique récente la plus intéressante du point de vue physiopathologique. Mais les premiers résultats en terme de survie sont plutôt décevants. D’autres études sont nécessaires, afin de mieux préciser sa place dans la réanimation cardiopulmonaire.
- La vasopressine est actuellement le seul médicament qui pourrait remplacer l’adrénaline dans les fibrillations ventriculaires résistantes au choc électrique externe. Mais si les premiers résultats cliniques sont intéressants, il faut aussi attendre confirmation de son efficacité par des études multicentriques de grande envergure.




